Article initialement publié en mai 2021 et entièrement mis à jour en 2026.
Quand j’ai écrit la première version de cet article, trouver ses mots-clés SEO ressemblait encore beaucoup à ça : ouvrir un outil, récupérer une longue liste d’expressions, regarder leur volume de recherche et essayer de les placer intelligemment dans ses pages.
Ce n’était déjà pas toute l’histoire à l’époque. En 2026, ça l’est encore moins.
Google comprend mieux le contexte d’une recherche, les intentions qui se cachent derrière les mots et les différentes façons de poser une même question. Et avec l’arrivée des moteurs de réponse et des recherches assistées par IA, les internautes formulent aussi des requêtes plus longues, plus précises, parfois conversationnelles.
Alors oui, les mots-clés comptent toujours.
Mais le véritable enjeu consiste désormais à comprendre ce que vos futurs clients cherchent, pourquoi ils le cherchent et quelle réponse ils espèrent trouver.
Et finalement, c’est plutôt une bonne nouvelle.
Un mot-clé SEO, c’est quoi exactement ?
Un mot-clé est simplement un mot ou une expression qu’un internaute utilise pour effectuer une recherche.
Si vous êtes photographe professionnel à Nantes, vos prospects pourraient par exemple rechercher :
- photographe professionnel Nantes ;
- photographe entreprise Nantes ;
- tarif photographe corporate ;
- photographe pour portrait LinkedIn ;
- combien coûte un reportage photo d’entreprise ;
- comment choisir un photographe professionnel.
Toutes ces recherches tournent autour du même métier, mais elles ne traduisent absolument pas le même besoin.
Et c’est là que commence vraiment le travail SEO.
Google recommande d’ailleurs d’utiliser dans les contenus les mots que les internautes emploieraient eux-mêmes pour rechercher l’information proposée.
Ne cherchez plus d’abord des mots-clés. Cherchez les intentions.
Imaginons que vous soyez architecte d’intérieur.
Quelqu’un qui recherche : « architecte intérieur Nantes » semble chercher un professionnel.
Quelqu’un qui tape : « prix architecte intérieur » est probablement en train d’évaluer son budget.
Et une personne qui demande : « faut-il faire appel à un architecte d’intérieur pour rénover une maison ? » est encore en phase de réflexion.
Même métier. Même univers sémantique. Trois intentions différentes.
On distingue généralement plusieurs grandes intentions de recherche : s’informer, trouver un site ou une entreprise précise, comparer avant de prendre une décision, ou réaliser une action.
Avant de regarder les volumes de recherche, demandez-vous donc :
« Qu’est-ce que cette personne cherche réellement à obtenir ? »
C’est cette réponse qui doit déterminer le contenu que vous allez créer.
Commencez par vos clients, pas par un outil SEO
Avant d’ouvrir Semrush, Ubersuggest ou n’importe quel générateur de mots-clés, prenez une feuille.
Oui, une feuille. Ça fonctionne encore en 2026.
Notez :
- les services que vous proposez ;
- les problèmes que vos clients viennent résoudre chez vous ;
- les questions qu’ils vous posent avant d’acheter ;
- les mots qu’ils utilisent pour parler de votre métier ;
- leurs objections ;
- leurs critères de choix ;
- vos zones géographiques si votre activité est locale ;
- ce qui vous différencie réellement.
Et surtout, utilisez leurs mots plutôt que votre jargon professionnel.
C’est un travers que je rencontre régulièrement : une entreprise optimise son site avec le vocabulaire qu’elle utilise en interne, alors que ses clients recherchent quelque chose de complètement différent.
Votre meilleur outil de recherche de mots-clés est parfois simplement la dernière conversation que vous avez eue avec un prospect.
Pensez aussi aux questions que vos clients se posent
C’est devenu encore plus important.
Une stratégie SEO ne doit pas seulement viser :
« création site internet Nantes »
Elle peut également répondre à :
« combien coûte la création d’un site internet ? »
« combien de temps faut-il pour créer un site ? »
« faut-il refaire son site internet ? »
« peut-on créer son site soi-même ? »
Vous reconnaissez peut-être la dernière question : c’est précisément le principe de l’article que je viens d’actualiser et que je vous invite à lire en complément 😉
Ces recherches informationnelles ne débouchent pas forcément sur une demande de devis immédiatement. Mais elles permettent d’être présent plus tôt dans le parcours de réflexion et de démontrer votre expertise avant même que le prospect soit prêt à choisir un prestataire.
C’est aussi particulièrement intéressant pour les moteurs de réponse et les assistants IA, qui cherchent à extraire des réponses précises à des questions précises.
La longue traîne est toujours intéressante
Le concept n’a pas disparu. Une expression très générale comme « référencement » peut générer beaucoup de recherches, mais elle est extrêmement vague.
À l’inverse, « accompagnement SEO pour PME à Nantes », sera probablement beaucoup moins recherchée, mais la personne qui la saisit exprime un besoin autrement plus précis.
C’est ce qu’on appelle la longue traîne : des recherches moins fréquentes individuellement, mais généralement plus spécifiques.
Et je préfère attirer 20 personnes qui cherchent réellement ce que vous proposez plutôt que 2 000 visiteurs arrivés par hasard.
Le volume n’est pas une stratégie. La pertinence, oui.
Comment trouver concrètement des idées de mots-clés ?
Une fois ce travail effectué, les outils deviennent très utiles.
Google lui-même
Commencez simplement à effectuer des recherches.
Observez :
- les suggestions proposées pendant la saisie ;
- les recherches associées ;
- les questions affichées dans les résultats ;
- les types de pages qui arrivent en première page ;
- les formulations utilisées par vos concurrents.
La SERP, c’est-à-dire la page de résultats de Google, vous renseigne aussi sur l’intention que Google associe à une requête.
Si vous recherchez une expression et que Google affiche presque exclusivement des fiches produits, publier un article de 2 000 mots sur cette même requête n’est probablement pas la meilleure stratégie.
Regardez avant d’écrire.
Google Search Console
Si votre site existe déjà, commencez par là.
Search Console vous montre les requêtes pour lesquelles vos pages apparaissent déjà dans Google, avec notamment les impressions, clics et positions.
Vous découvrirez parfois que Google vous affiche sur des expressions auxquelles vous n’aviez jamais pensé.
Et celles-ci peuvent révéler de très belles opportunités : une page qui apparaît régulièrement sur une requête pertinente mais reste en deuxième partie de classement mérite peut-être simplement d’être retravaillée.
Google Trends
Google Trends reste très utile pour comparer plusieurs formulations, observer l’évolution d’un sujet ou identifier une saisonnalité.
Il ne vous dit pas simplement « combien de personnes cherchent ce mot », mais permet de comprendre comment l’intérêt évolue dans le temps.
Les outils SEO
Semrush, Ahrefs, Ubersuggest, SE Ranking, Keyword Planner et d’autres permettent d’aller beaucoup plus loin : volumes estimés, concurrence, variantes, questions, mots-clés des concurrents, etc.
Ces données sont précieuses.
Mais gardez une chose en tête : un volume de recherche est une estimation, pas une promesse de trafic.
Un mot-clé à faible volume peut être extrêmement intéressant s’il correspond précisément à votre offre.
Et ChatGPT ou les IA pour trouver ses mots-clés ?
Évidemment, il fallait qu’on en parle.
Oui, une IA peut être très utile pour explorer un univers sémantique. Vous pouvez lui donner votre activité, vos cibles, vos offres et lui demander par exemple : » Quelles questions un dirigeant de PME pourrait-il se poser avant de faire appel à un consultant SEO ?«
Vous obtiendrez probablement de nombreuses pistes.
Vous pouvez également lui demander de regrouper des expressions par intention, de faire émerger des problématiques ou d’identifier différents niveaux de maturité d’un prospect.
Mais attention : une IA qui vous propose un mot-clé ne signifie pas que ce mot-clé est réellement recherché.
Elle est excellente pour explorer et structurer. Pour valider la demande réelle, croisez ses suggestions avec Search Console, Google Trends, la SERP ou un outil SEO.
Comme souvent avec l’IA : assistant, oui. Oracle, non.
Vous avez des mots-clés. Mais sont-ils vraiment les bons ?
Trouver des expressions est facile. Savoir lesquelles travailler, sur quelles pages et avec quelle priorité demande déjà un peu plus de recul.
Je peux vous aider à transformer vos recherches en une stratégie SEO claire, adaptée à votre site et à vos objectifs.
Faut-il choisir un seul mot-clé par page ?
Non.
Et c’est une des choses que je corrigerais franchement par rapport à la première version de cet article. En 2021, je conseillais encore assez directement de consacrer « une page par mot-clé ».
Aujourd’hui, je formulerais cela autrement : une page doit avant tout répondre à une intention principale.
Une page consacrée à la création de sites internet peut naturellement contenir : « création site internet », « création site web », « concevoir un site professionnel », « site vitrine », « création site entreprise »…
Il serait absurde de créer cinq pages quasiment identiques simplement pour cibler cinq variantes lexicales.
Ce que je cherche, c’est plutôt : 1 page = 1 intention principale + un ensemble cohérent de termes, questions et sous-thématiques.
C’est plus naturel pour le lecteur, plus utile et beaucoup moins susceptible de créer plusieurs pages de votre propre site qui se concurrencent.
Combien de fois faut-il répéter son mot-clé ?
Il n’y a pas de chiffre magique. Et non, je ne vous conseillerai pas de faire apparaître votre mot-clé exactement 17 fois dans un texte de 1 200 mots.
Utilisez votre sujet principal naturellement dans les endroits qui permettent au lecteur et au moteur de comprendre la page : titre, H1, certains intertitres, introduction, texte, liens lorsque c’est pertinent…
Puis écrivez normalement, Google recommande de créer des contenus utiles et fiables pour les internautes et indique explicitement qu’il n’a pas de nombre de mots préféré.
Donc les anciennes règles du type : « minimum 300 mots pour être référencé » ou « 800 à 900 mots pour bien se positionner » peuvent tranquillement rejoindre le musée des vieilles recettes SEO. Une réponse peut avoir besoin de 500 mots. Une autre de 2 500.
Retenez qu’il faut écrire pour répondre correctement au besoin et non pas vouloir atteindre absolument un compteur.
Les mots-clés suffisent-ils encore pour être visible ?
Non. Et ils n’ont probablement jamais suffi !
Votre contenu doit aussi être accessible techniquement, bien structuré, relié intelligemment aux autres pages de votre site et offrir une bonne expérience.
Il doit surtout apporter quelque chose d’utile. Votre expérience, vos exemples, votre façon de faire, vos réponses aux vraies questions de vos clients : c’est précisément ce qui évite de produire le même article générique que tout le monde.
Google insiste aujourd’hui sur les contenus destinés en priorité aux personnes et capables de démontrer une véritable expérience et une connaissance du sujet. Et avec des centaines de contenus générés en quelques secondes par IA, cette différence devient encore plus importante !
Alors, comment choisir ses mots-clés SEO en 2026 ?
Si je devais résumer ma méthode :
Comprenez vos clients → identifiez leurs intentions → trouvez leurs formulations → observez les résultats → vérifiez les données → créez la meilleure réponse possible.
Le mot-clé n’est donc pas mort. Il a simplement retrouvé sa place : c’est un indice sur ce que recherche votre client, pas une formule magique à répéter dans une page.
Et finalement, le bon référencement naturel commence peut-être moins par : « Quel mot-clé dois-je placer ? »
que par :
« À quelle question de mon client suis-je réellement en train de répondre ? »
C’est cette question-là qui, en 2026, mérite vraiment d’être travaillée 😉.