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Comment diminuer l’impact environnemental d’un site web ?

À l’heure de la sobriété numérique, il est intéressant de se pencher sur l’impact environnemental d’un site web.
En effet au XXIème siècle la majorité des entreprises sont présentes sur le web. Engagée ou non, toute entreprise est vectrice de valeurs qui lui sont propres et qui définissent son identité. Mais qu’en est-il de leur site web ?
Sujet rarement abordé lors du développement d’un site, qui pourtant est plus que d’actualité : son impact environnemental.

L’impact environnemental d’un site web est basé sur les différentes étapes qui permettent d’obtenir un site fonctionnel : la conception, l’hébergement et la consultation par les internautes. Une fois conscient du sujet quelles sont les possibilités qui s’offrent à nous ?

Les sites Low-tech ou Les sites optimisés, deux options pour répondre aux enjeux de sobriété énergétique

Il n’y a pas de miracle, pour avoir un site le moins énergivore possible, il y a 2 possibilités : soit le développer de bout en bout en utilisant le minimum de code et de ressources, soit en optimisant des solutions pré-fabriquées (CMS) pour faire en sorte de les rendre moins lourdes et plus efficaces. On vous explique tout sur ces 2 options !

Premièrement que signifie Low-tech en opposition à la High-tech ? La Low-tech se définit comme une technologie qui souhaite porter une alternative plus durable au mode de consommation actuel, éloigné du superflu. Comment cette démarche se concrétise-t-elle lors du développement d’un site ?

La création d’un site Low-tech, nous amène à repenser notre manière de développer afin d’éliminer toutes données non-essentielles.
Pour contextualiser, actuellement seulement 33% des sites web n’utilisent pas de CMS, un CMS est un système de gestion de contenu qui permet de concevoir, gérer et mettre à jour des sites Web sans notion de code. Le CMS WordPress occupe à lui seul 64,2% des parts de marché des CMS en août 2022 !
Présentant un gain de temps considérable lors de la conception, les CMS sont connus pour produire des pages web lourdes composées de blocs de codes imposants.

Pour éliminer le superflu, il faut revenir à l’essentiel mais c’est quoi l’essentiel en Web ?
Cela consiste à maintenir une expérience utilisateur optimale en limitant les besoins en ressources informatiques ; et bonus au passage, un site web rapide aura un meilleur référencement, une audience plus large car plus inclusif. Par exemple, un téléphone daté avec une connectivité faible comme de la 3G pourra tout de même charger le site. Plus une page d’accueil se charge vite, moins vous perdrez de visiteurs !
Pour cela, il faut des changements concrets, loin du Greenwashing pratiqué par certaines entreprises peu scrupuleuses, mais qui tendent bien vers une sobriété numérique.

Le site web 2.0 utilisant la basse technologie dite Low-tech : la solution ultime !

Le site Low-tech est un site web éco-énergétique. Il est optimisé pour réduire au maximum son empreinte écologique en réduisant sa pollution numérique.

Pour y parvenir, il faut revenir à l’essentiel en tout point :

  • Une approche minimaliste en ce qui concerne le design et des visuels limités.
  • Les photos et vidéos seront raisonnables en leur nombre avec un poids optimisé au préalable.
  • Oubliez les multiples effets et animations, qui certes dynamisent agréablement le site pour l’utilisateur, mais qui sont généralement trop lourds et gourmands en trafic réseau.

Du point de vue du développeur, un site Low-tech devrait être développé avec un CMS « léger », sans CMS ou bien entièrement écrit à la main afin d’obtenir un code le plus léger possible. L’utilisation de bibliothèques ou frameworks lourds répondant à des besoins larges et variés est à proscrire. En effet, l’ajout d’une librairie entière pour n’utiliser que quelques unes de ses fonctionnalités n’est clairement pas compatible avec une démarche Low-tech...
Vous l’aurez compris, la phase de développement sera par conséquent beaucoup plus longue et coûteuse car l’ensemble du site nécessitera une écriture de code non négligeable.

Nous pouvons citer comme exemple, nous pouvons citer Low-Tech magazine qui a développé une version alternative de son site fonctionnant à l’énergie solaire. Localisées à Barcelone, les batteries peuvent se retrouver vides après plusieurs jours de mauvais temps. Aussi pionnière et excitante cette innovation reste quand même limitée, car, en effet, s’il n’y pas suffisamment de soleil le site sera donc hors ligne. Une expérience intéressante, mais l’alimentation non stable de son hébergement reste un obstacle à la bonne disponiblité du site. Une version Low-Tech avec un hébergement « standard » fonctionnerait parfaitement.

Si vous aussi, vous souhaitez vous engager et diminuer considérablement l’impact de votre site web, chez Comsapik, nous saurons vous accompagner pour imaginer et créer avec vous un site 100% Low-tech. Alors n’hésitez pas à nous contacter !

 

Low-tech magazine
Capture d'écran du site Low-Tech Magazine
Capture d'écran de la version solaire du site Low-Tech Magazine

Optimiser son site pour limiter son impact environnemental, c’est aussi possible !

Vous n’avez pas les moyens d’investir dans un site Low-Tech, ou vous préférez un CMS qui vous permettra de gérer facilement vos contenus vous-même ? Pas de panique, les moyens pour diminuer l’impact des CMS (WordPress, Prestashop, etc.) existent ! En effet, un site optimisé permet d’améliorer grandement ses performances et son empreinte écologique. Nous allons nous intéresser aux techniques et méthodes qui vont agir sur l’impact environnemental de notre site web.

L’optimisation lors de la phase de développement consiste à un ensemble de bonnes pratiques et une vigilance du développeur sur plusieurs points-clés. Au fil du temps chez Comsapik, nous avons su affiner notre méthode pour optimiser nos sites web, voici certaines de nos bonnes pratiques :

  • Limiter les ajouts d’extensions sur le CMS et privilégier les extensions présentant plusieurs fonctionnalités.
  • Utiliser des thèmes WordPress plus légers.
  • Appliquer des méthodes efficaces comme le Lazy loading qui charge au dernier moment les images qui sont en dehors de votre champ de vision (bas de page).
  • Redimensionner les images et photographies à l’aide de logiciels spécialisés.
  • Optimiser le poids de nos médias sans altérer leur résolution avec un logiciel spécialisé.
  • Écarter le trafic indésirable avec un système de prévention d’intrusions (IPS). Il fait la différence entre le trafic web humain et celui des logiciels malveillants. Cela permet de libérer des ressources pour les visiteurs légitimes.
  • Utiliser le protocole HTTP/2 ou 3 permettant une meilleure compression des ressources et une meilleure latence lors des transferts.
  • Utiliser des techniques de mise en cache du contenu statique ou mis à jour peu fréquemment.


Il est clair que les CMS n’étant pas, de base, des outils visant l’éco-conception, ils peuvent être optimisés de manière adroite dans le but de diminuer leur consommation de ressources et ainsi leur impact environnemental.
C’est la somme de toutes ces actions ci-dessus (non exhaustives) qui permet d’arriver à ce résultat.
À noter, qu’un site optimisé sera plus réactif au chargement et qu’il obtiendra donc un meilleur score SEO (référencement naturel).
N’oublions pas que 40% des utilisateurs quittent un site web qui met plus de 3 secondes à s’afficher !  (source: Neil Pastel)

Semblable sur le fond mais non dans la réalisation, le coût d’un site optimisé est moindre car il ne nécessite pas un développement spécifique tout en apportant une solution concrète.
Au sein de notre agence, nous avons mis un point d’honneur à produire des sites optimisés afin d’agir à notre échelle sur l’impact environnemental et d’obtenir de meilleures performances pour nos sites web.

L’hébergement passe au vert !

Maintenant que nous avons fait le point sur les différences et autres avantages des sites Low-Tech et des sites optimisés, il est important de parler d’un facteur essentiel pour l’économie d’énergie et la performance d’un site internet : l’hébergement. C’est à dire, la mise à disposition d’un espace de stockage permettant publication sur internet.

Un site web est hébergé sur un serveur lui-même situé dans des centres de données plus connus sous le nom de datacenters. Les datacenters consomment de l’électricité… beaucoup d’électricité, et produisent de la chaleur ! C’est donc un point important sur lequel il convient de travailler.

En effet, des datacenters proposant des « offres vertes » ont émergé ces dernières années. Leurs engagements pour faire la différence sont basés sur :

  • la provenance des énergies utilisées : ces datacenters privilégient les énergies renouvelables
  • les innovations autour du refroidissement car ces bâtiments sont connus pour être très énergivores
  • l’optimisation des ressources informatiques utilisées (CPU, stockage, mémoire, réseau, etc.)
  • la prolongation de la durée de vie du matériel

     

Mais la localisation du serveur ne fait pas tout, il est important de le gérer intelligemment. Une bonne pratique est la virtualisation de celui-ci. En effet, cela va permettre de diviser un serveur physique en plusieurs serveurs virtuels, permettant ainsi d’exploiter plus efficacement ses ressources.

Le sujet de l’hébergement des sites web est particulièrement riche, aussi, nous publierons bientôt un article dédié à ce sujet !


Vous l’aurez compris, il existe de multiples façons de moins impacter l’environnement avec nos sites internet. Il est important de prendre conscience que chaque octet utilisé a un impact sur le monde réel. Et si l’éco-conception d’un site web est dorénavant associée à sa performance, cela permet également de tendre vers un web plus vert !

Comsapik vous accompagne vers le web de demain et l’éco-conception de vos sites internet dès aujourd’hui. Alors n’attendez plus et contactez-nous !

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